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Pour ses admirateurs, Bernard BUFFET, est le génie à l'état pur. Il est reçu à 15 ans à l'école nationale des Beaux-Arts, introduit auprès de collectionneurs par le peintre Aujame et est récompensé à 20 ans le Prix de la Critique. Bernard BUFFET est un maître du misérabilisme qui a sa place dans les plus grands musées, le JAPON lui en a même intégralement consacré un à Surugadaira avec près de mille oeuvres.
Bernard BUFFET peut servir d'illustration du divorce entre les Français et l'art contemporain.
Artiste populaire par excellence, Bernard BUFFET est aimé du public, détesté par les élites qui lui reprochent d'être trop prolixe : 8000 toiles, aquarelles, dessins, lithographies ou gravures.
Il rejoint en celà RENOIR et PICASSO, peintres eux aussi très féconds.
La personnalité de Bernard BUFFET va se révéler en 1947 avec ses premiers personnages anguleux qui le classeront dans la mouvance expressionniste misérabiliste de Francis GRUBER et de Georges ROUAULT. Premiers contacts avec Emmanuel DAVID en 1948, lequel fut véritablement à l'origine de sa carrière internationale avec une première exposition à la Galerie DROUANT-DAVID en 1949.
Parce que la peinture était chère, il l'économisait et en mettait peu sur ses toiles. Donc peu de matière et peu de couleurs, seulement des gris, noirs, bistres et verts. Ses oeuvres sont fortes, poignantes, le dessin déterminé s'allonge comme une supplique. Le style de Bernard BUFFET est identifiable entre tous par les réseaux de lignes droites et sèches dont il avait fait son système pictural. Visages gris, fronts ridés, cheveux raides ou rares, mains crispées, ses personnages semblent crucifiés. On aime cette personnalité nouvelle: le style Bernard BUFFETs'impose.
Bernard BUFFET a également été qualifié de peintre figuratif opposé aux abstraits d'une part, mais aussi, et surtout, aux peintres qui pratiquaient le réalisme socialiste.
Suivront des thèmes forts différents : La Passion du Christ (1952), Horreur de la Guerre (1954), Jeanne d'Arc (1958), Portraits d'Annabel (1961), la Chapelle de Château l'Arc (1962), Les écorchés (1965), La corrida (1967) ou encore, Les Folles (1971), L'enfer de DANTE (1977) et La Révolution Française (1978) et Le Japon (1981) puis, Vingt mille lieues sous les mers (1990), Souvenirs d'Italie (1991), New York (1991) , Les Clowns Musiciens (1992), Saint-Pétersbourg (1992), L'Empire ou les plaisirs de la guerre (1993), Promenade Provencale (1993), Sept péchés capitaux (1995) Pékin (1996), La maison (1998), Mes Singes (1999).
Bernard BUFFET a exposé dans le monde entier : Londres, New-York, Chicago, Palm Beach, Montréal, Rome, Venise, Milan, Amsterdam, Bruxelles, Bâle, Genève, Berlin, Tokyo.
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Au total, 53 expositions à thème se sont succédées depuis 1952.
La dernière a été organisée par la Galerie Maurice GARNIER du 4 février au 31 mars 2000 sur le thème de La Mort...
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" L'abstrait, c'est limité et ennuyeux, tandis que
la peinture figurative est illimitée " |
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Graveur exceptionnel, Bernard BUFFET taille lui-même le cuivre à la pointe sèche, il est également connu pour ses aquarelles, ses illustrations de livres avec, entre autres, '' La voix humaine '' de Cocteau et ses décors dont ceux réalisés pour les ballets de Serge Lifar à l'Opéra-Garnier. Enfin, Bernard BUFFET est réputé pour ses talents de lithographe.
En 1992 les Français disent préférer Bernard BUFFET à Vermeer ou à Andy Warhol, lors d'un sondage mené par le magazine français Beaux-Arts
Bernard BUFFET est membre de l'Académie des Beaux-Arts, titulaire de la Légion d'honneur. |
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Pierre Descargues a dit de lui : "Il témoigne puissamment du désarroi de notre époque. L'inaction de ses personnages, leur vie absurde, Bernard BUFFET les exprime comme un mal dont on est soi-même victime, avec violence en se donnant soi-même tout entier à cette oeuvre de vengeance, c'est à dire en y mêlant intimement l'amour et la haine" |
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